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Avant
tout comment les reconnaître
Ils
ont tous les deux en point commun une tache sombre derrière
l'ouïe.
Mais
les différences sont
nombreuses : le loup (bar) est dans les tons argentés et noirs (même si la
couleur de sa robe peut changer en fonction du milieu dans lequel il
évolue) alors que le sévereau (chinchard) est plus dans les tons verts holographiques
et ses nageoires sont jaunes. La forme de sa queue est en V, et au final, ce qui le
distinguera aisément de toutes les autres espèces c'est sa ligne latérale
qui est recouverte d'écailles osseuses très dures. Enfin, à noter - et
c'est important pour la pèche au leurre - que la bouche du sévereau est
plus fragile que celle du loup qui lui a des lèvres bien plus épaisses.
Quel
est le plus ludique ?
Voici
deux éléments qui vont rendre pour chacune de ces espèces la pèche
sportive.
Attention
je parle de pèche au leurre, sachant bien que d'autres pèches donnent de
très bons résultats.
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l'intelligence pour le loup.
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la puissance pour le sévereau
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En
effet, recherché de façon intensive par les pêcheurs, le loup, qui,
trouve déjà naturellement des prédateurs parmi les liches, sérioles,
et barracudas pour ne citer qu'eux, a développé une certaine forme
d'intelligence. C'est ce qui rend sa pèche sportive : il faut d'abord
arriver à comprendre son comportement (ce qui peut prendre plusieurs
mois), puis déjouer sa méfiance et redoublant de discrétion. La moindre
ombre, le moindre mouvement suspect, un leurre qui frappe trop fort et
trop prés la surface, sont autant d'éléments susceptibles de lui ôter
toute envie d'attaquer si ce n'est de l'éloigner définitivement.
Le
sévereau quant à lui, qui développe la même méfiance sur certains
spots très sollicités, peut compter sur sa vitesse : si le loup peut se
révéler être un sprinter sur quelques mètres, le séverau c'est la
rapidité et plus d'endurance. Des deux poissons que l'ont voit sur la
photo, c'est le séverau, plus petit et moins gros, qui a donné le plus
de fil à retordre une fois piqué. Car c'est bien là que le sport
commence : les coups de tête, les sprints, et de plus une bouche fragile,
rendent les choses bien compliquées parfois avec un beau sévereau. les
décrochés, au début au moins sont légions.
Ou
les trouver ?
Parfois
sur les mêmes spots mais pas au mêmes moments de la journée ou de
l'année. Les séveraux chassent le long des digues, en plage, dans les
chasses pour ceux qui ont des bateaux, mais sont très présents aussi
dans les ports. Beaucoup de points communs donc avec le loup.
Conclusion
!
Chacune
de ces espèces saura vous procurer de vrais plaisirs de pêche sportive.
Pour ma part je préfère le sévereau ! Ensuite tout est une affaire de goût
: assiette ou no-kill ? A vous de voir !
Et même si le
sévereau n'est pas réputé
comme poisson pour constituer des plats de maître, sachez qu'il se laisse
manger grâce à quelques petites recettes qui sauront lui donner de
belles saveurs. Goûtez-y au moins une fois !
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