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Attention, quand vous achetez des raglous
ils sont montés avec des hameçons simples orientés vers le bas. Pour
les hameçons speedés (= avec plomb) il faut que l'hameçon ressorte vers
le haut pour faire nager le raglou dans le bon sens. Il suffit de repérer
d'abord où doit sortir la pointe du raglou, puis enfiler le raglou sur la
pointe et la faire ressortir à cet endroit. On crée donc un autre trou
en perçant avec la pointe de l'hameçon.
Toutefois,
monter un raglou à l'envers n'est pas forcément gênant. La nage est
changée mais toujours aguichante pour le prédateur. A vous de faire
des essais.
A
la bombette ou au bulrag
Un
autre montage consiste à utiliser une bombette ou un bulrag afin de
propulser encore plus loin le raglou. La
bombette doit rester discrète, donc de préférence transparente. Le
poids peut varier de 10 à 20g environ suivant la distance souhaitée et les
conditions de vent. Elle peut-être remplacée par un burag (précision le
bulrag est flottant), qui est plus
lourd et s'envoie plus loin, généralement grâce à des cannes de 3m ou
3m30 voire plus.
L'utilisation
de la bombette doit être privilégiée lorsque l'on veut allonger la
distance de lancer. Par exemple pour longer un épis rocheux depuis une
plage, ou face au vent. Il existe trois types de bombettes : flottantes,
semi plongeantes (ou "suspending") et plongeantes.
Pour
le montage c'est simple : on enfile la bombette (tige d'abord) puis une
perle molle qui sert d'amortisseur et un petit émerillon (les émerillons
barils sont plus fiables que les émerillons agrafes). Avec ce noeud
par exemple. Puis on fixe un bas de ligne, avec un nœud coulissant comme ici,
de préférence en fluorocarbone, de 1,50 à 3m. On attache le raglou
avec un nœud coulissant (raglou avec hameçon d'origine de préférence).
Attention
! Pour la longueur du bas de ligne, on se met à la place du poisson !!!
Si il est calé au fond, et que vous passez 3 m au dessus de lui, il ne
faut pas qu'il ait encore dans son champs de vision le raglou et la
bombette ! D'où la longueur de 3 m en bas de ligne utilisé par bien des
pêcheurs : au moins on est surs qu'il ne peut voir les deux en même
temps. D'autre part, avec une bombette flottante ou un bulrag on gagne en
discrétion, en effet le loup perd 70% de son acuité visuelle quand il
scrute la surface. Pensez-y !
Les
nages
Rien
n'est plus simple : une fois que l'on a fait quelques tests, on voit
comment la queue du raglou frétille, et à quelle vitesse il faut ramener
pour éviter qu'il ne coule pas trop. Ceci dit il est rare d'accrocher
avec un raglou speedé étant donné qu'il n'y a qu'un hameçon et que
celui-ci est orienté vers le haut. Lorsqu'on touche par mégarde un
rocher, il suffit d'un petit coup de scion pour vite le faire décoller.
Pour
le loup j'ai remarqué qu'une nage saccadée, dans les eaux calmes est
plus prenante. Dans les vagues plutôt en linéaire. Pour le séverau le
plus petit et le plus lentement possible, en linéaire.
Les
poissons ciblés
La
nuit, sous les sources de lumières (lampadaires, phares, éclairages) on
fera des séveraux. L'animal se laisse souvent prendre ce qui procure de
belles joies pour débuter au leurre. Un petit raglou speedé de 5,5 cm ou
6,5 cm ramené lentement vous procureront de petits bonheurs. On peut
aussi en approchant prés du fond prendre une rascasse. Parfois ce sera un
calamar qui viendra s'agripper, et là, si vous arrivez à le sortir vous
serez champion ! Avec un seul hameçon, il vaut mieux ne pas avoir vu trop
petit et attendre un peu avant de ferrer doucement. Et puis un jour,
pourquoi prendre un beau loup ou même un barracuda ? La balle est dans
votre camp, alors bon apprentissage, celui-ci est sans aucun doute le plus
simple et le moins onéreux !
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